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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 09:07

C'est arrivé doucement
une approche
un froissement de tissus
dans la bande son
un point de colle
sur l'image
et puis le sentiment confus
que ça cloche
un contre-chant
un contretemps.
J'avais trois ans peut être,
la pellicule qui s'effiloche
le film qui saute
et moi qui me dédouble

dans la déchirure
et tombe.

L'escalier sombre
la poussière grise
sur les marches noires
les marches noires
la poussière grise
la toile d'araignée
comme une voile
dans l'escalier
qui attend le vent
comme j'attends...

C'est arrivé doucement
un froissement de tissus
un frémissement d'idée
une ombre dans le miroir
que j'ai suivie
et le film a repris

Du fond de mon miroir
je regarde l'écran
et j'y fais bonne figure
je leur donne l'illusion

je fais semblant

de suivre la mesure

 

Loran(11/01/12)

(Lézardes et murmures)

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6 janvier 2012 5 06 /01 /janvier /2012 07:45

Là où les hommes s'agglutinent
Là où ils s'organisent
se tyrannisent
se désobligent
autour de leurs mines
de leurs églises
de leur bêtise
qu'ils érigent
en monuments pâles
en arches triomphales
jusqu'autour de leurs villes
de leurs bidonvilles,
Là où ils vivent
Là où ils meurent
pousse une étrange fleur
qu'ils cultivent.
Une fleur qui fait ses lois
ses prix ses crimes et ses croix
ses places ses cours ses escaliers
ses légions, ses déclarations
ses demoiselles et ses garçons
ses tables et présidents
ses affaires et engagements
Une fleur qui fait son vin
dont ils se piquent
en vain
une fleur épique
qui préfère les fronts aux coeurs
une fleur qui pue
une fleur
qui tue...

Laurent Chaineux

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 15:09

L’œil est vert
Il miaule sous sa paupière

Il pleure le vent qui murmure
Le bruissement des feuilles
Dans l’azur et les nervures
D’un chant que l’ombre recueille

Il ne geint pas il cueille
Gouttes à gouttes l’image
Que la rue propage

Il n’a pas froid il veille
Net, fixe le front sur lequel
Se pose un bouquet d’hirondelles

Ce n’est pas grand-chose un œil
C’est un phare qui côtoie le deuil
Un espace chaque jour à faire

           Et à défaire…

 Serge Mathurin THEBAULT

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 06:46

Quand sert au logis
Le froid mordant de l'hiver,
Que le vieux poele s'époumone
d'une buche encore verte
crachant sa sève mousseuse
aux flammes chancelantes,
Les corps se resserrent
à la chaleur des jours
qu'on a laissés fuir
et prolifèrent des mots
qui ne se diront plus.
Des mots en trop
des moribonds
à couvrir le silence
qu'enserrent déjà
les ombres des jours
sans partage

 

Laurent Chaineux

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 10:45

André Chenet vit entre Nice et Antibes. Il publie dans de nombreuses revues francophones. Fondateur la revue d'Art et de Poésie imprimée "La Voix des Autres" (prochain n° en septembre 2011). Il anime depuis le début des années 2000, des Rencontres poésie. Actuellement, il prépare un Festival autour de la poésie dans un village typiquement méditerranéen....

 

 

 

Poème fraternel
Je vous ouvre
toutes les barrières
et les voies sans issue
disparaissent
dans les ramures en fête
où s'engouffre le vent
le vent malfaisant
qui soulève les robes
les chevelures et les flammes
le vent soudain
qui fait claquer
portes et fenêtres
le vent qui embrase la peau
et déchire les drapeaux
Je vous ouvre
les bras de la liberté
sur les barricades
où nos bouches s'appellent
d'étoiles à étoiles
de lèvres à lèvres
dans un clair sommeil
où la réalité se précise
Je vous ouvre
toutes les utopies
d'un amour émerveillé
afin qu'aujourd'hui se chante
dans l'allégresse des herbes
et des rivières encielées de soleil
Je vous ouvre
à la pointe de mon couteau
chercheurs de vérité
coquillages obstinés
que le désir enserre
dans les fracas de la lumière.
André Chenet
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:50

 

L'endroit était accueillant
on y avait suspendu
les heures.

Des ilots de lumière
tamisée de rouge
accueillaient ça et là
quelques ombres chinoises
aux bois acajou des moucharabieh.

Mon cerveau était en pause
On m'attendait, quelqu'un me fit entrer.

Sur le sable chaud des secondes inutiles
jonchant le sol
De lourds et riches tapis levantins
encombrés de larges coussins 
s'étiraient parmi les soieries.

Elle m'attendait là, à demi dévêtue
buvant du vin de Parme
sur un lit de dattes et raisins de corinthe.

Nos corps enchevêtrés
avaient gouté mille extases
lorsqu'au matin épuisé
Collant ses lèvres à mon oreille
elle murmura son nom  "Azrael"


L'endroit était désert quand sur la dune bleue
j'aperçus des hommes chameaux
.

 

Loran (Laurent Chaineux)

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