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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 16:00

Au fond de la
rivière
je devine les
pierres
abandonnées par
les noyés
 
 
noir carmin
émeraude
 
les couleurs
témoignent
de leur
souffrance
 
certaines
saignent encore
 
je m'arrête les
observe et palpe
 
à travers  leur
peau parcheminée
 je ne sens béante
que l'absence du cœur

 
tout cela
m'intrigue
j'ai perdu le
sommeil et
le soir venu je
m'en vais hanter
les berges
 
satyre je me
dénude et descends

je nage parmi les
bancs algues
longues et fines
si douces
 
doigts de la mort
terribles prémices
vous me
connaissez
 
Totenkopf
 
le papillon de
nuit
 
noir héraut
envoyé de l'autre face de la nuit

 

CEA

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Published by C.E.A - dans Poêmes
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commentaires

petite Marie (marisol) 16/09/2011 10:25



très joli poème où les insomnies alternent avec les états de veille...le contour des choses et leur profondeur...merci pour ce beau partage,j'ai bien aimé te lire,marisol



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