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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 10:34

 

 

 

ADRESSE AUX CHIENS

 

&

 

Petite histoire du meurtre

 


 
Ils m'ont passé les menottes. Elles étaient froides.  Je me suis débattu, j'ai résisté. Je les ai insultés.  Mon estomac se soulevait. J'avais envie de vomir. Je les ai suppliés de m'abattre. Le plus jeune des deux m'a dit que ce serait trop beau pour moi, que j'étais un fumier et il m'a donné un coup de poing dans le ventre. Alors j'ai vomi. Ce soir là j'ai bien dormi, et tous les jours qui ont suivi ; jusqu’à mon exécution. Il fallait que je paie. C’était normal.
 
 
non je ne tremblerai pas   
comme ces étoiles peureuses
dans l'infini froid
là haut très loin
 
je me tairai
nous irons aveugles
et silencieux
entre vociférations
et meurtres
dans le fracas
des blancheurs naïves
 
nous porterons
vêtements d'hiver
de pluie et de vent
mais il sera bon
d'être avec toi
parmi coassements
et babils
 
pour l'instant
tu respires paisiblement
et mon flanc contre le tien
je m'unis à ton souffle
 
quelque part
sans trop savoir où
dans cette nuit
d'aisselles
de semence fraîche
et de varech
j'entends hurler les menottés
 
je me couche à tes pieds
mon triomphe est bien
de mourir là sous ta fourche
cependant que le cri est tien
 
le petit matin
comme d'un cliché désuet
rira de nos grands yeux cernés

 

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commentaires

Eric Valnerbauch 07/05/2011 15:47



Juste un petit salut, près de cette histoire de stations.


Nos trains se sont croisés, si je me souviens bien, sans


qu'une recontre ait  lieu. Il faut croire qu'ils n'étaient pas


dans la même station. Quoi qu'il en soit,  mes amitiés,


ne serait-ce qu'au nom de la poésie.



denise michaud 12/04/2011 14:27



c'est une histoire d'amour vécue dans le drame quoi de meilleur!



Fathia Nasr 08/04/2011 20:31



Je passe te souhaiter un bon weekend et à très bientôt



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