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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 17:36

Elle tend au ciel ses bras liquides
par où elle meurt tailladée
elle est la nuit du tocsin ultime
la danseuse de feu qui se noie
une fatigue de roseaux brisés emmêlés
de ressacs sans fin et sans espoir
l'a jetée là
miliaire dérisoire au bord du temps
d'où elle m'appelle
tout est dit de son règne menteur
tapie sous l'escalier des caries
la nuit tremblante expie ses excès
d'ombre et de lumière
elle a jeté à mes pieds
sa robe de noces
de cette voie lactée qu'elle arpentait
en incendiant la dimension
plus de signes ne me parviendront
tôt ce matin j'avais préparé les curares
pour l'irréversible tétanie
dans un fouillis de lianes où jamais
je n'ai pu démêler le vrai du faux
vraie lune faux soleil où est la clarté
sinon au fond de ce que je pleure
dans ce tissu de la robe respirée
dans cette rémanence d'odeurs d'humus
de cannelle de poivre et de truffe mouillée
parmi des remugles d'enfance
à courir le sous bois au généreux
divans velus
ce soir je suis nu mon sexe est froid
j'ai perdu tous mes gains
jeune homme
j'avais connu l'entre seins
de la déesse des rondeurs
et jonglé avec les artefacts de la cyprine
j''avais esquissé à fines caresses
la première femme
celle qui
ce soir me fermera les paupières

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Published by C.E.A - dans Poêmes
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commentaires

denise michaud 04/02/2011 13:13



quel interêssant cheminement de tout ce ressenti où tu nous entraînes et nous fais partager 



romantic 01/01/2011 20:02



C'est très beau ,


jolie plume sans concessions ,


Romantic.



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