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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 06:51

Elle m’a hissé
à hauteur de ses yeux
et me tient
entre ses doigts diaphanes
son regard ne me quitte pas
comme si elle attendait un prodige
le crible qui attend mon passage
est terriblement étroit
il faudra pour y passer
être davantage poussière
que jamais
que tous souffles réunis
elle ne parvienne
ni à me soulever
ni à me chasser ou perdre
c’est toi que je nomme ici
en face
tu es la mort et tu me guettes
tu viens à tout moment
t’assurer de moi
tu me jauges et me palpes
tu ne me feras pas de cadeaux
moi pas davantage
nul crible n’empêchera
que je vive accroché à la crinière
nimbée de soleil
des chevaux fous
galopant dans l’infini

 

CEA

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Published by C.E.A - dans Poêmes
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