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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 06:03
Avant de l’écrire
va voir ton poème
il t’attend sur le seuil
pourquoi es-tu venu
il ne le sait pas
mets-le en confiance
lisez vous sans hâte
face à face
ton poème et toi
lisez-vous
les yeux dans les yeux
ainsi font
au hasard des puits
les gens du désert
quand ils se croisent
après avoir marché
longtemps
qu’il épèle bien
chacun de ses mots
pour la première lecture
car elle est l’inévitable
par quoi tu sauras
si les yeux de ton poème fuient
c’est qu’il est félon
égorge-le
si au contraire
tu sens une grande joie
parce que tu as reconnu
ton enfant
prends le dans tes bras
étreins-le
promène tes doigts
sur son corps délicat
qu’il s’enchante jusqu’à l’extase
de découvrir son poème
s’il tremble enfin
réjouis-toi
c’est un bon poème

C.E.A

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Published by C.E.A - dans Poêmes
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commentaires

Eric Valnerbauch 02/02/2010 13:58


Abreuvé d'essentiel, le poète serait d'abord la lecture de l'illisible.. non pas celui qui écrit, mais celui qui lit ce qu'il n'écrira jamais : la venue au monde de la parole; et qui ne l'écrivant
jamais, est toujours en train de l'écrire.

A quel prix alors Andersen produit-il la magie de nous faire croire que le simple est facile?
Ceci est une autre lecture.. la lecture du désert, peut-être..

Je vois déjà l'essai : Andersen, où la lecture des déserts.


Marie Claude d'Abrigeon 01/02/2010 23:14


Modestement, je voudrai dire "c'est un beau poème"


denise michaud 01/02/2010 08:30


comme dans toute création le doute survient puis en prenant du recul si c'est bon quelle satisfaction


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